Journal d'une future maman diabétique

13 juin 2008

- - - L'allaitement - - -

J'avais prévu de l'allaiter dès la salle de naissance et ce fut en salle de réveil... Le fait que je sois prise de tremblements, que le bébé ne m'ait été apporté que tard n'a pas faciliter les choses. On a essayé certes mais vu que Cyprien a vite eu des problèmes de santé, qu'il a été placé en néonat sous surveillance n'a pas aidé les choses.

A chaque fois que je le mettais au sein, il entrait dans une colère folle s'énervant de ne pas avoir suffisamment de quoi le nourrir ! Il faut dire que 4,5 kg ne pouvaient pas facilement se contenter de quelques gouttes de colostrum. On a donc essayer plein de fois avec les sages-femmes, les puéricultrices etc. de le mettre au sein mais vu que nous étions obligés de lui donner un complément, le petit bonhomme a vite compris que le biberon c'était facile et le sein plus dur.

Un médecin m'a même dit que c'était les enfants de mamans diabétiques qui avaient des difficultés à têter car plus mous que les autres (alors que Cyprien est très tonique !). En recherchant sur le web, j'ai trouvé d'autres infos : les produits de la péridurale mettent du temps à s'évacuer et le bébé en ingère une partie. Vu que j'ai eu une césarienne, la dose a été assez forte (mieux valait que je ne sente pas qu'on me découpe !).

Bref, comme ce qui comptait beaucoup pour moi dans l'allaitement c'était les bienfaits du lait maternel, j'ai décidé de tirer mon lait et de lui donner au biberon. Ce que je fais toujours à l'heure actuelle ! Certes, ça double le "travail" à la maison : tirer le lait, préparer le biberon, préparer le biberon de complément (car je n'ai pas suffisamment de quoi le nourrir : mon maxi étant de 100ml et Cyprien prend parfois jusqu'à 130 le médecin conseillant entre 110 et 130 ml).

Cyprien est heureux comme ça, les moments des repas ne sont plus sources d'angoisses pour lui, il sourit même aux anges entre les biberons (et maintenant les sourires sont mêmes intentionnels). Il est calme, détendu et je savoure ces moments.

Je continue mes recherches sur le Web car c'est néanmoins une situation que je voudrais éviter de reproduire avec le 2ème enfant (même s'il n'est pas prévu tout de suite). Je reconnais qu'avec Cyprien, j'ai fait preuve de faiblesse : j'ai tellement eu peur, je voulais tellement qu'il soit bien, qu'il prenne du poids, qu'on puisse sortir de la maternité (j'étais menacée de rester plus lgtps s'il ne regrossissait pas) que j'ai cédé au biberon de complément. Et puis, je ne voulais tellement pas imposer à Cyprien un stress de plus (il avait déjà été suffisamment éprouvé avec ses bras et pieds perfusés).

Ce que je regrette c'est qu'à la maternité, ils ne nous aident pas plus en proposant des solutions alternatives (que j'ai découverte hélas trop tard) : la soft-cup, le DAL ou la magic-cup évitant le recours au biberon car on a beau se documenter, quand arrive le 1er bébé, on panique un peu...

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08 juin 2008

- - - Samedi 10 mai - - -

Je me souviens vaguement être arrivée dans une chambre, avoir vu une sage-femme et une aide-soignante qui m'ont lavée le dos et les bras. C'est dingue mais mes souvenirs sont vraiment très flous. Je finis par m'endormir un peu, je ne sais pas quelle heure il est. A vrai dire je ne sais même plus si mon homme est monté me voir dans ma chambre... Je pense que oui.

Je ne sais plus à quelle heure je me réveille, je ne prends pas de petit-déj vu que je suis sous seringue électrique... Je ne mange pas le midi non plus mais on m'apporte mon bébé et mon homme est là. Je ne peux pas me lever, je ne peux pas le prendre dans mes bras longtemps (à cause de mes deux bras perfusés tel Robocop). Mais je le vois dans son petit berceau.

A partir de là, commencent les nombreuses visites : famille, amis et personnel soignant.

Ce séjour à la maternité s'est bien déroulé dans l'ensemble mais si j'en garde que peu de souvenirs c'est aussi parce qu'il a été assez fatigant. Je n'avais que peu d'intimité, toujours quelqu'un pour frapper à ma porte : sage-femme, aide-soignante, médecin. Ils étaient bien gentils mais j'ai tellement constaté un manque d'unité dans leur discours pédagogique : un disait blanc, l'autre disait noir résultat je ne savais plus à qui me fier ! Bon, j'étais contente d'être passée par cette étape mais aussi très heureuse de rentrer !

Etant donné que nous habitons à 3 minutes en voiture de la clinique (je pouvais presque apercevoir notre immeuble de la fenêtre de la salle de néonat), le retour à la maison fut rapide et Cyprien n'a pas ouvert les yeux de tout le trajet (et ceci se reproduit toujours quand on le promène, il ferme les yeux dès qu'il est à l'extérieur).

Ce que je retiens de cette naissance, c'est qu'on ne peut rien prévoir : la façon dont bébé va naître, l'allaitement, la santé de bébé ! Moi qui planifie habituellement beaucoup de choses, la naissance de Cyprien m'aura appris à improviser aussi bien pour lui que pour nous (en décalant beaucoup mes horaires de repas, heureusement que j'allaite sinon, je pense que mon diabète serait trop chamboulé !).

Dans un prochain billet, je raconterai mes mésaventures concernant l'allaitement.

Je suis en train de préparer un nouveau blog mais ne suis pas certaine de le mettre "tout public" mais plutôt de donner l'adresse aux personnes qui le souhaitent (je le communiquerai par mail).

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29 mai 2008

- - - Vendredi 9 mai - - -

Le rendez-vous aux urgences était fixé à 8h. Autant dire que la veille fut une journée de stress intense !

Bien sûr, pas de place pour se garer à proximité de la maternité. Mon homme me dépose ayant pitié de ses poteaux enflés et douloureux appelés autrefois jambes. Il part à la recherche d'une place (car cette maternité publique ne dispose pas d'un parking visiteur = très pratique) et pendant ce temps là, je m'occupe de la partie administrative. Je patiente dans la salle d'attente, il me rejoint. Un sage-femme vient nous chercher pour faire le monitoring. Il devait durer 30 mn et il durera 45 mn. Mon homme apprend à bien savoir lire le monito, n'ayant pas gd chose à faire d'autres.

Puis on m'emmène en chambre de travail. Un couple est déjà là. D'après ce que j'entends (les médecins étaient là à mon arrivée), ça fait 2 jours qu'ils l'ont déclenchée mais bébé ne vient pas. La jeune femme est sur le point de craquer tellement les contractions sont douloureuses (elle partira en salle d'accouchement avant 12h). J'espère sincérement ne pas vivre la même situation. Une sage-femme vient me poser le tampon pour le déclenchement. Il est environ 10h. Et c'est parti pour une très très longue journée...

12h, l'heure du repas : poisson infect vu que nous sommes vendredi. N'ayant pas très faim, je propose à mon homme de partager mon frugal repas mais il décline préférant repartir rapidement à l'appart (habitant à 3 mn de la maternité en voiture, ça ne posait pas de problèmes !). Une fois le repas fini, il revient. L'après-midi est longue, très longue. Mon homme surveille les contractions, me les commentant comme un match de foot ! Je les supporte bien même celles plus fortes mais je me dis que ça ne va pas durer !

17h30 : J'ai l'impression que je commence à perdre les eaux, impression confirmée par les sages-femmes. Ils viennent me chercher pour passer en salle d'accouchement. Le col est bien dilaté (disons que c'est en bonne voie). Je commence à douiller un peu plus et je me résouds à demander une péridurale tant que je le peux encore (alors que je voulais faire sans à la base, j'avoue mon immense faiblesse !). Lors de la pause de la péri, la poche des eaux se rompt d'un coup alors que je suis assise sur la table (= sensation très désagréable).

Viennent ensuite de longues heures de travail où nous tentons de faire quelques exercices d'haptonomie, de changer de position pour accélerer la dilatation. Grâce à la péridurale, je ne sens rien du tout. Par contre, je ne sens plus mes jambes et j'ai l'impression d'être assise sur un coussin instable (en réalité ce sont mes fesses que je ne sens plus du tout et qui me semblent ne plus appartenir à mon corps). Il fait chaud, mon homme me vaporise un peu de bombe, je meurs de soif... Je surveille l'heure sur l'horloge placée au-dessus de la porte... Que c'est long, ça me paraît interminable. Vers 2h du matin (mes souvenirs sont assez flous), le gynéco-obstétricien arrive. Et c'est parti pour les "poussez". Je sens quand même un peu bébé descendre car ils ont à ma demande diminuer l'effet de la péri afin que je puisse avoir un peu plus conscience de la partie basse de mon corps. Après pas mal d'efforts, mes poussées semblent efficaces (je remercie d'ailleurs beaucoup la sage-femme qui nous a préparé à l'accouchement qui m'a appris à pousser !), ils commencent à voir les cheveux ! Mais ça ne vient pas, il repart. Le gynéco finit par tenter les ventouses (on ne peut plus impressionnant selon mon homme). Moi je n'entends que le bruit (déjà traumatisant) mais rien n'y fait. Devant l'impossibilité pour bébé de se frayer le chemin vers la sortie, la césarienne d'urgence s'impose. Je suis donc transférée en salle d'op, mon homme n'a pas le droit de m'accompagner. Sous le coup du choc, je tremble comme une feuille du haut de mon corps (le bas étant toujours insensible, il ne répond pas aux stimuli du haut du corps). On étend un champ devant mes yeux, mes bras multiperfusés sont en croix sur deux petits tabourets (du moins il me semble) et c'est parti. Au moins une dizaine de personnes s'affairent, j'entends les voix puis tous les bruits de la césarienne (dont je me serai bien passé : les bruits et la césarienne). Puis le miracle arrive : une voix de bébé. Puis plus rien, ils l'emmènent. On me recoud. Puis on vient me montrer en vitesse mon bébé. (j'ai sur par la suite qu'il était avec son papa pr les premiers soins).

Direction la salle de réveil, je tremble tjrs de toute la partie haute de mon corps. Je ne cesserai de trembler que quand on m'aura apporter mon bébé.

Je suis un peu étonnée qd je le vois car il est tout soufflé et a une énorme poche sur sa tête (à cause de cette maudite ventouse).

Je suis heureuse mais épuisée... On me conduit dans ma chambre sans le bébé qui reste en néonat. Mes souvenirs sont très flous.

Suite de l'aventure lors du prochain billet...

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21 mai 2008

- - - Il est né - - -

Voilà, ça y est, notre petit bout de chou a vu le jour :

Cyprien est né avec 3 semaines d'avance le 10/05/08 à 4h05. Il pesait 4,5 kg pour 53 cm (il n'a franchement rien d'un prématuré physiquement).

Notre petit blondinet aux yeux bleus a eu quelques problèmes à sa naissance que je raconterai ultérieurement. L'accouchement a été également difficile.

Mais bon, l'essentiel c'est que tout soit rentré dans l'ordre et que notre petit bonhomme et sa maman se portent bien (et nous sommes ravis d'avoir retrouvé notre home sweet home).

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Ce blog touche à sa fin puisqu'il avait pour but d'être le témoin de ma grossesse. Je réflechis à la création d'un nouveau blog sur la vie de notre bout de chou...

A bientôt et merci à celles et ceux qui ont suivi ces quelques mois de mon existence...

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06 mai 2008

- - - Jour J -3 - - -

Hier après-midi, formation sur l'allaitement. Très interessant. D'abord la diffusion d'un petit film de 30 mn puis un échange de questions avec la sage-femme et les autres futures mamans. J'ai pris 4 pages de notes que je mettrai en pratique d'ici qqs jours. Je n'ai pas le courage de les mettre sur ce blog aujourd'hui et j'en suis désolée.

La sage-femme qui animait cette séance était celle que j'avais rencontrée lors de l'entretien prénatal et j'étais heureuse d'apprendre qu'elle était en salle de naissance samedi, dimanche et lundi donc il y a de fortes chances que je la retrouve le jour J !

21h - dernière séance d'haptonomie. Notre bout de chou n'avait plus peur du chemin de naissance (on s'était bien entraîné) et de ce fait, on a pu le faire descendre plus bas. Résultat très satisfaisant (sauf pr mon dos qui est totalement en compote ce matin ! mes os de bassin craquent) et prometteur pour un accouchement voie basse. Bébé et moi cette nuit avons moyennement bien dormi. Il avait moins peur et a emprunté plusieurs fois le toboggan de descente et je l'ai trouvé plus bas que d'habitude. Moi, ça me faisait peur par contre et j'étais un peu affolée à l'idée d'un accouchement trop précoce (le fait que ma glycémie chutait à mon insu ne m'aidait pas non plus à raisonner). A partir de 3h, j'ai somnolé on va dire. Le futur papa avait mal au dos également car l'hapto est très physique également pour le père.

Ce soir à 17h15, séance d'acupuncture. J'avoue que j'appréhende de me réveiller demain matin sous les courbatures et les contractions.

Je n'ai plus vraiment de courage ni d'appétit en ce moment...

Posté par Missingrid à 09:38 - - Commentaires [3] - Permalien [#]